Le quotidien d’un(e) diététicien(ne)

Le quotidien d’un(e) diététicien(ne)

Lorsque l’on dit le mot diététicien(ne), souvent on y associe les mots: régime, privation, légumes, frustration, faim, etc… Autant de mots qui réduisent notre métier à une simple ration calorique à base de mathématique et autres pourcentages. Pourtant, notre quotidien est loin d’être celui-ci.

Un métier aux multiples facettes

On a la possibilité d’exercer notre job sous plusieurs formes:

  • établissement
  • libéral
  • cuisine collective
  • consulting

Pour ma part je vais vous livrer le quotidien de mes 2 activités qui se complètent chaque jours: le libéral et la diététique en établissement de santé.

Le quotidien du matin

Bon je vous épargne ma routine du matin pour me préparer…

Donc j’arrive le matin, je check les mails, les patients à voir, tout ça… Basique en somme.

Ok c’est chouette, mais ça fait quoi un diét en clinique?

Il faut s’avoir que dans l’établissement où je travaille, je vais dans tous les services. Ainsi, je peux passer de la cancérologie, à la chirurgie, comme à la gériatrie. Oui mon quotidien n’est pas routinier. Je ne donne pas de régime, je ne dis pas “manger pas ceci, manger cela”. Non, lorsque je suis en soins palliatifs, mon approche est à l’opposé. On parle alors d’alimentation plaisir. Faire en sorte que le ou la patient(e) s’alimente avec plaisir pour améliorer son séjour. Qu’elle mange 2 ou 3 morceaux de fromages pour unique repas, c’est pas grave. Elle mange! Ca c’est déjà top du top! Le service de cancérologie/soins palliatifs est surement le service où il y a le plus d’humanité, de bienveillance. Pas uniquement là où je bosse, mais bien en général. Dans l’ensemble des établissements c’est une facette à part du soin au sens noble du terme. On est là pour accompagner la personne dans sa maladie et ainsi améliorer son confort de vie.

Puis, je peux passer ensuite à des patients en chirurgie. Dépister une dénutrition, une hypovitaminose. Tout ce qui peux entrainer au niveau nutritionnel une aggravation de l’état de santé. Alors autant vous dire, que j’ai parfois des matins bien remplis!

10min de voiture plus tard, une autre facette

Vroum vroum et me voici donc arriver à mon cabinet. Ah oui entre temps j’ai mangé, mais on s’en fout un peu.

Au cabinet, l’ambiance est différente. Là, il n’y a pas de travail en équipe, d’échanges avec les soignants.

Non.

Uniquement, une relation privilégiée avec le patient. Des échanges riches de sens, de confidences. Parfois des yeux humides voire des larmes. Parfois des éclats de rires. Mais toujours de l’authenticité et des émotions.

Tous ces échanges permettent de nouer ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique indispensable pour que la prise en charge se passe bien. Ca n’enlève en aucun cas le sérieux et le professionnalisme. 😉

Du bonheur dans vos p’tits coeurs.